La taxe ordures ménagères, appelée officiellement Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM), demeure un poste de dépense incontournable pour les propriétaires en 2025. Cette taxe locale financée par les collectivité territoriales couvre les coûts liés à la collecte et au traitement des déchets ménagers. En moyenne, le prix moyen 2025 pour cette taxe atteint désormais 144 euros par habitant, témoignant d’une hausse sensible de près de 20 % au cours des cinq dernières années, reflétant ainsi l’augmentation constante des coûts de gestion des déchets et des investissements nécessaires à une meilleure performance environnementale.
Localement, les disparités tarifaires sont marquées selon la commune et son mode de financement. La TEOM repose sur une assiette fiscale basée sur la valeur locative cadastrale, ce qui peut surprendre car le montant n’est pas indexé directement sur la quantité réelle de déchets produits. Certains territoires innovent en introduisant la taxe ordures ménagères incitative (TEOMi) afin d’encourager la réduction des volumes à traiter. Le tarif déchets s’inscrit ainsi dans un contexte évolutif mêlant considérations économiques et enjeux environnementaux qui interpellent propriétaires, bailleurs et locataires quant à la maîtrise de cette facture annuelle.
Cette fiscalité liée à la collecte ordures ménagères impacte également les charges récupérables sur le locataire, complexifiant la gestion immobilière pour les bailleurs. La compréhension des mécanismes de calcul, des exonérations possibles, ainsi que des procédures de contestation devient une nécessité pour optimiser les coûts et anticiper efficacement le budget. Le point est fait sur les montants moyens, les variations observées et les règles applicables à la taxe déchets ménagers en 2025.
Les fondements et mécanismes de la taxe ordures ménagères en 2025
Le principe de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères s’appuie sur une base fiscale issue de la valeur locative cadastrale, un indicateur fiscal calculé au plus tard à partir des conditions du marché locatif des années 1970. Cette valeur représente le loyer annuel théorique que pourrait générer un bien immobilier s’il était loué, ajusté selon la localisation et le type de propriété, et sert à établir la base imposable de la TEOM.
Le taux de la TEOM, fixé annuellement par les collectivités locales compétentes, varie significativement selon les villes. Par exemple, en 2025, Paris applique un taux autour de 6,13 %, tandis que Lille atteint 14,64 %, soit des montants très différents en termes de facture ordures ménagères selon la commune. Cette fixation locale dépend des besoins budgétaires liés à la collecte ordures ménagères, des choix politiques et des stratégies d’amélioration du service.
Ce financement par un impôt local permet de couvrir de manière globale :
- Les dépenses courantes de fonctionnement du service de gestion des déchets.
- Les frais d’amortissement et d’investissement liés à l’achat d’équipements (camions-bennes, bennes de tri, centres de traitement).
- Les programmes de prévention et de réduction des déchets établis par les collectivités.
En 2025, les communes peuvent Ă©galement instaurer la TEOM incitative (TEOMi), ajoutant une part variable au montant fixe. L’objectif de la TEOMi est d’encourager les mĂ©nages Ă rĂ©duire leurs dĂ©chets par un tarif modulĂ© selon la masse de dĂ©chets effectivement produite. Ce mĂ©canisme combine une part fixe basĂ©e sur la valeur locative cadastrale et une part variable calculĂ©e en kilogrammes produits multipliĂ©e par un tarif votĂ©.
| Collectivité | Taux TEOM 2025 (%) | Montant moyen annuel (€) | Application TEOMi |
|---|---|---|---|
| Paris | 6.13 | 110 | Non |
| Lyon | 8.00 | 120 | Oui |
| Bordeaux | 9.80 | 155 | Non |
| Lille | 14.64 | 185 | Oui |
La TEOM reste une taxe annexée à la taxe foncière sur les propriétés bâties et son paiement est indissociable de celle-ci, habituellement exigible au plus tard le 15 octobre de chaque année. Le propriétaire est redevable de la taxe ordures ménagères et peut en refacturer le montant aux locataires au prorata des provisions pour charges récupérables.
Facteurs d’évolution du tarif et analyse des coûts liés à la collecte ordures ménagères
En 2025, la progression de la taxe ordures ménagères trouve son origine dans plusieurs facteurs convergents. La hausse régulière des coûts de traitement des déchets, accentuée par des normes environnementales plus strictes, a induit un surcoût sensible. Par exemple, entre 2020 et 2024, le coût par tonne de déchets traités a augmenté d’environ 22 %, entraînant une pression financière accrue sur les budgets locaux.
Les dépenses réelles d’investissement en matériels et infrastructures, notamment pour des équipements innovants et plus respectueux de l’environnement conformes aux labels NF et certifications CSTB, participent aussi à l’escalade des prix. L’amélioration des systèmes de tri, des installations de recyclage et des sites de compostage nécessite des investissements conséquents responsables de l’augmentation des charges.
Outre la base imposable et le taux applicable, le montant annuel dépend aussi de :
- L’adoption ou non d’une part incitative (TEOMi) dans la commune.
- La situation géographique et la spécificité de la collecte : collecte en porte-à -porte, points d’apport volontaire ou systèmes mixtes impactant les frais logistiques.
- La gestion des déchets spécifiques (déchets verts, plastiques, électroniques) qui ajoute une complexité et un coût particulier.
Une corrélation directe entre production effective de déchets et montant payé manque toutefois dans le système traditionnel de TEOM fixe, d’où la montée en puissance des dispositifs incitatifs, permettant une modulation plus juste. Cela reste une étape encore peu déployée à grande échelle mais qui pourrait rapidement gagner du terrain dans les prochaines années.
| Année | Montant total TEOM collecté (milliards €) | Taux moyen TEOM (%) | Variation annuelle |
|---|---|---|---|
| 2015 | 6,555 | 9,29 | – |
| 2020 | 7,137 | 9,01 | +1,8 % |
| 2023 | 8,535 | 9,52 | +7,8 % |
| 2025 (prévision) | 9,100 (estimation) | 9,60 (estimation) | +6,5 % estimé |

Les destinataires de la taxe ordures ménagères : responsabilités et répartition entre propriétaires et locataires
En règle générale, le propriétaire demeure le redevable légal de la taxe ordures ménagères, car elle est annexée à la taxe foncière sur les propriétés bâties dont il est assujetti. La facture ordures ménagères apparaît donc systématiquement sur l’avis de taxe foncière envoyé en automne. Cependant, la loi autorise le propriétaire à récupérer ce coût au titre des charges locatives auprès de son locataire, puisque ce dernier bénéficie indirectement du service public de collecte ordures ménagères.
La récupération des charges se fait en proportion du nombre de mois de location (prorata temporis) et selon un mode de facturation mensuelle ou trimestrielle au sein des provisions pour charges. Le montant annuel de la TEOM est divisé par douze pour déterminer la charge mensuelle, ce qui assure une meilleure maîtrise budgétaire pour le locataire. Ce système nécessite toutefois une bonne maîtrise des valeurs locatives cadastrales de chaque bien pour répartir équitablement la taxe entre plusieurs locataires dans le même immeuble.
- La répartition au prorata de la valeur locative est incontournable pour les bailleurs qui possèdent plusieurs logements dans un même ensemble ou copropriété.
- En cas de changement de locataire en milieu d’année, les provisions pour charges sont recalculées au prorata temporis, évitant une double charge pour l’occupant précédent ou le nouvel arrivant.
- Les locataires ne reçoivent jamais d’avis d’imposition directement, c’est l’obligation du propriétaire de fournir un récapitulatif annuel des charges incluant la TEOM.
Il existe cependant des cas d’exonération partielle ou totale, notamment :
- Les logements non desservis par un service de collecte — ces propriétés échappent à la TEOM sauf délibération contraire de la commune.
- Les logements vacants plus de trois mois, sous réserve de dépôt de réclamation au centre des finances publiques.
- Quelques catégories de propriétaires modestes exemptés de taxe foncière, mais qui restent redevables de la TEOM.
| Destinataires | Responsabilité fiscale | Possibilité de récupération | Particularités |
|---|---|---|---|
| Propriétaire | Paiement obligation directe | Récupération du montant auprès du locataire | Assujetti à taxe foncière |
| Locataire | Pas de paiement direct | Différé via charges locatives | Bénéficie du service public de collecte |
| Usufruitier | Responsabilité conjointe selon CGI | Peut être redevable au lieu du nu-propriétaire | Peut récupérer charges auprès du locataire |
Modalités pratiques pour maîtriser et contester la facture ordures ménagères en 2025
La lecture attentive de l’avis de taxe foncière est cruciale pour comprendre le détail de la taxe ordures ménagères. Le montant s’affiche généralement dans la rubrique « Propriétés bâties », sous la colonne « Taxe ordures ménagères ». Il est vivement conseillé aux propriétaires et futurs acquéreurs de vérifier la cohérence de cette charge, compte tenu des fortes divergences observées entre communes ou quartiers.
En cas de suspicion d’erreur ou d’augmentation jugée abusive, il est possible d’entamer une procédure de contestation :
- Vérifier la base imposable (valeur locative cadastrale) et le taux voté localement.
- Consulter les délibérations de la collectivité concernant le taux TEOM.
- Formuler une réclamation auprès du centre des finances publiques compétent, en prouvant un motif valable (vacance locative, erreur de calcul).
- Respecter les délais légaux pour contester (souvent jusqu’à fin décembre de l’année suivante).
- En last resort, saisir la commission départementale de conciliation ou le tribunal administratif.
L’anticipation du montant de la TEOM apparaît indispensable pour les propriétaires, bailleurs et acheteurs afin d’inclure cette charge dans les calculs budgétaires. Le tarif déchets 2025, en hausse continue, impose une vigilance renforcée et une adaptation constante aux évolutions législatives et techniques du secteur de la gestion des déchets.
Architecte passionnĂ© de 43 ans, je conçois des espaces alliant fonctionnalitĂ© et esthĂ©tique. Mon expĂ©rience m’a permis de mener divers projets ambitieux, toujours avec une attention particulière au dĂ©tail et Ă l’innovation.



